CARNET ET PHOTOS DE VOYAGE EN SYRIE

Ce voyage a été fait en août 1992. Parents + 2 enfants + Espace diesel. Hébergement dans des petits hôtels et éventuellement sous tente (à Damas, en Turquie). Dans cette page vous verrez des photos de monuments, ils sont là depuis parfois 3.000 ans, ils seront toujours là quand vous visiterez ce pays. Mais vous trouverez peu d'infos pratiques, elles ne seraient plus valables, et le Routard en donnent maintenant d'excellentes. Quelques photos ont été faites lors d'un séjour fin des années 70. Les gens sont partout accueillants, et la sécurité excellente. Ne pas taquiner tout ce qui porte un uniforme kaki, ni les personnes sans uniforme mais avec une arme. Un anglais sommaire est suffisant. Le français est parlé par les anciens, ainsi que par des jeunes éduqués au Liban ou en Syrie dans des lycées francophones. Savoir lire les chiffres est utile, et quelques mots d'arabe seront les bienvenus partout.

Voici l'itinéraire que nous avions pris: Paris - Budapest (en Hongrie il est préférable de passer la nuit dans les campings) - Szeged - Arad(RO) - Les portes de fer - Negotin (YU) -Vidin - Vrace - Sofia - Plovdiv - Edirne - Ankara - traversée du Taurus - Alep. Autres itinéraires possibles : Paris - Ancone - ferry pour Igoumenista -Thessalonique - Turquie

Eviter de voyager entre le 28 juin et le 2/3 juillet,ainsi que fin juillet début août : les travailleurs turcs en France et Allemagne partent chez eux pour les congés. Les postes frontières sont saturés.

Alep :
Hébergement: Hotel Baron, fréquenté par Agatha Christie, Lawrence d'Arabie, Lindbergh. Une affiche dans le hall déclare : "l'unique hôtel de première classe à Alep, chauffage central partout, confort parfait, situation unique, le seul recommandé par les agences de tourisme". Mais elle est d'avant guerre. Le livre d'or est consultable. La plomberie est d'origine (1910), mais le cadre et l'ambiance sont exceptionnels, surtout le bar, ses fauteuils, la terrasse.
A voir:
La citadelle, les souks couverts (les plus beaux du moyen-orient !), avec ses khans et ses "départements" : le cuivre, le coton, les bijoux, les vêtements, les épices, ....la mosquée. Le musée archéologique. Le Quartier des vieilles maisons avec fenêtres décorées, la cathédrale orthodoxe. La circulation est très dense, et il est préférable de circuler à pied.
Autres curiosités : les affiches de cinéma peintes à la main (dans la rue du Baron et du Ramsis), les voitures américaines restaurées depuis 50 ans, une zone au sud est d'Alep (Midan) où sont réparés les camions et voitures, la fabrique artisanale de savons d'Alep. Dans les souks, quelques tisserands d'âge canonique, et l'impression de foulards avec tampon en bois.


Le bar de l'hotel Baron


La citadelle d'Alep


Affiche de cinéma peinte à la main


Voie romaine, région des villes mortes

Une très belle excursion autour d'Alep : En partant par la route d'Antakya / Bab al awa (la "porte de l'air", car le vent souffle régulièrement), à droite direction Afrin, au nord ouest, région des villes mortes, avec surtout Qualaat Seman (basilique St Simeon. A ne pas manquer. C'est de l'art roman d'avant les croisades, d'une pureté saisissante. A l'origine a vécu ici 37 ans le stylite Siméon sur une colonne de pierre (il en reste un gros morceau), puis c'est devenu un centre de pèlerinage, avec la basilique, le baptistère, une grande cour pour les processions, et même un cimetière pour ceux qui y mourraient. Le temps passant les bâtiments sont devenus ruines. Tout prés, les villes mortes de Rafad, puis Quatura, tombeaux romains. On croise aussi - mais je ne sais plus où - une voie romaine en parfait état sur plus d'un km. Dans la même journée on peut revenir en arrière et prendre la direction de Harim, à gauche de la route vers Antakya, pour Qualb Loza. Une église romane dans un isolement total (sauf quelques gamins un peu crampons). Et enfin à coté le village de Kirk Biza. Cette région des villes mortes est à la fois émouvante (sic transit gloria mundi, on est bien peu de chose, etc) passionnante pour ses richesses architecturales, et d'une tranquillité totale due à la très faible densité de touristes et d'habitants. A noter, mais c'est écrit dans les guides, que l'abandon de ses villes chrétiennes a été provoqué plus par la rigueur du climat que par l'extension de l'islam.
Autre excursion pour les passionnés : au sud d'Alep, 50km à gauche de l'autoroute, Tell Mardikh, (Ebla).
Un resto de classe pour "sortir" le soir à Alep: le dernier étage de l'hotel Amir. C'est encore abordable.
Pour un après midi de repos tranquille, on trouve à Alep des piscines parfaitement tenues, calmes et ombragées, et où l'on peut se restaurer.


Basilique romane St Siméon


Devant la muraille de Rasafe

Rasafe:

Prendre la route de Deir ez Zor. Aprés avoir longé le lac Assad sur la gauche, à droite une bonne route conduit à Rasafe (lieu de supplice St Serge, soldat romain). Les guides donnent le plan et les détails sur cette ville chrétienne entourée d'une muraille , vide d'habitants bien sûr, mais aussi sans un chat ni une bâtisse autour. Rien que le vent et le désert. La pierre est un peu translucide, comme du gypse. Vaut vraiment le voyage !
De Rasafe nous avons pris à travers le désert une très mauvaise piste pour rejoindre la route Deir ez Zor Palmyre. Il aurait été possible de reprendre la route vers Deir ez Zor, puis celle de Palmyre.


Habitat rural. Au centre le four à pain. La galette est plaquée sur la paroi, quand elle tombe elle est cuite.


Inch'Allah! Le talent des mécanos syriens fera revivre la vieille américaine. Mais pas les occupants.

Palmyre:
C'est bien sûr à ne pas manquer. Tous les guides décrivent les 3 sites principaux : la ville avec ses rues, son théâtre, ses colonnes, salles de banquets,…..En face le temple de Bel. Plus loin, la vallée des tombeaux. C'est à voir le matin très tôt ou en fin d'après midi (pour cause de chaleur mais aussi de beauté de la lumière sur la pierre. Pendant la forte chaleur, on peut voir le musée, la palmeraie, la source sulfureuse prés du Méridien. A noter que l'on a tendance à revenir sur un site à plusieurs moments de la journée. La dernière reine de Palmyre a abandonné sa ville en 273 pour cause d'exil à Rome. L'Europe n'a connu Palmyre (Tadmor en arabe) qu'au 18éme siècle, et une grande partie est encore enterrée. L'entrée dans l'impressionnante citadelle arabe que l'on voit sur la montagne est interdite, les pierres tombent paraît-il.


La porte et la colonnade. Sur les stèles des colonnes des dignitaires posaient leurs statues avec dessous des "C.V." flatteurs.


Le temple de Bel


La vallée des tombeaux. A voir dans la lumière de fin d'après midi.


Intérieur d'une tour - tombeau. Chaque tombe est fermée pas un bas relief représentant l'occupant dans son plus bel âge. (Musée National)

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