Austerlitz 2005

Le 200ème anniversaire de la bataille d'Austerlitz (aujoud'hui Slavkov) a été commémoré le 4 et 5 décembre 2005 en République Tchèque, sur les lieux même des combats. Cet anniversaire n'a pas eu en France un grand retentissement dans les medias, presque moins que celui de Trafalgar commémoré deux mois plus tôt en Angleterre.
Un bref rappel : le 2 déc 1805, en plein hiver, une armée française de 75.000 soldats dirigée par Napoléon Ier (et des généraux qui portaient des noms de grands boulevards : Soult, Murat, Bessières, Bernadotte, Drouet, Oudinot, Saint Hilaire, Levasseur, Rapp, Davout, Lannes, Suchet...) se trouve en face de l'armée du tsar Alexandre 1er (c'est en fait Koutouzov qui décide de tout) avec 70.000 soldats, et d'une armée autrichienne de 15.000 dirigée par l'empereur d'Autriche François II. Commencés vers 7h, les combats s'achèvent à 16h30. Il y a des morts : 11.000 russes, 4.000 autrichiens, 1.300 français; et des prisonniers : 10.000 russes, 1.600 autrichiens, 500 français.
La commémoration n'avait pas pour but de célébrer la victoire française, ou d'exalter le militarisme ou la guerre, mais de rappeler sur ce site de combats acharnés la valeur fondamentale de la vie. Les deux temps forts ont été la reconstitution de la bataille le samedi 4 dèc à 13h30, et un acte recueillement au monument de la paix le lendemain matin. Il y avait 3.500 "acteurs", en fait des passionnés qui s'identifient à l'un des vrais combattants et qui s'équipent de l'uniforme (très cher parfois) et des accessoires indispensables : fusil, épée, et tout le barda sur le dos. La plupart sont membres d'associations. La "mise en scène "de la bataille avait été préparée par Oleg Sokolov, un historien de St Peterburg qui parle le français sans accent et qui "faisait" Soult. Un francais d'aujourd'hui pouvait être un soldat autrichien d'autrefois, un russe soldat francais,... Et les ordres étaient donnés par les officiers en français, ou allemand, ou russe, ou italien.
Sur les 3.500 participants il y avait des tchèques (20%), des russes (15% certains venus en car depuis la Sibérie) et des allemands (15%), des français et des italiens (10 et 10%). Et le reste était formé d'anglais, belges, ukrainiens, polonais, bulgares, bielorusses, hollandais, autrichiens, slovaques. Et d'autres étaient venus en individuel de Lithuanie, Lettonie, Malte, Espagne, Luxembourg, Suisse, Norvège, Suède, États-Unis (comme Mark Schneider, qui représentait parfaitement Napoléon), Australie et Nouvelle Zélande.
140 chevaux ont participé à la bataille. Je me demande comment ils n'ont pas eu peur des coups de canons ! Une tonne de poudre est partie en fumée pendant les 90 mn de la reconstitution.
Enfin, il y avait 22.000 spectateurs qui tous ont eu très très froid ! Sans doute comme il y a 200 ans, le sol était couvert de neige et gelè.
Voici des photos prises pendant ces jours de commémoration.


La butte de Zuran, quelques m², territoire français depuis 1905. C'est de là que Napoléon dirigea la bataille.


La plaine enneigée, futur lieu des combats.


Boulets et balles de l'époque.

















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Ignauguration du monument de Koutouzov


Quelqu'un de connu...











Intérieur du monument de la paix, chapelle et ossuaire


Le monument de la Paix (1912)



Le relais de poste où Napoléon se reposa


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